20 mars 2016 ~ 0 Commentaire

Oedipe purpule

Sigmund Freud a eu recourt au mythe d’Oedipe afin d’illustrer un complexe qu’il postulait universel, toutefois ce mythe ne fait pas référence à l’histoire réelle d’Oedipe que je consent ici à vous raconter. Veuillez par avance m’en excuser.

Deux oracles au désespoir avaient pour habitude d’échanger des lettres, au hasard. Si auparavant ils échangeaient par un étrange moyen – grâce à l’appeau d’âne, us d’une autre époque – la distance imposait maintenant de recourir à des messagers. Au cours d’un voyage, l’un d’eux rencontra œdipe pendant que celui-ci s’en allait manger à Barion, l’actuelle Bari, dans les pouilles de l’Italie d’alors. Ils firent un bout de chemin ensemble.

- « Pourquoi aller croûter dans les pouilles ? » Demanda le vulgaire messager,

- « Et bien, voilà, mon père Polybe, (dit « Polybe fume peu » pour sa passion pour l’air de Thèbe ou sévit son héroïne – il s’agit de la sphinx) devrait, parait-il mourir de ma main. Le vieil homme ne mérite pas ça. Porteur de ce mal, je hère alors, noie mon chagrin en vain dans la fuite, enragé de ne pouvoir être avec mon père de son vivant, sans avoir peur de le voire perdu par ma faute. »

- « Oui, je comprend bien, et je sais de quoi je parle, il est dur d’en guérir ! Mais fuir dans le vain n’y fait rien, même si en chacun de nous sommeil l’envie de voire vivre un père vert le plus longtemps possible ».

- « S’il vous plait ! » Fit Oedipe agacé, « ça lasse ! »

- « Veuillez m’excuser ! Mais la satyre m’habite, hélas, depuis que je porte moi-même des mots échangés entre deux hommes aux bizarres pratiques. Voyez-vous, ils se les échangent via ces papiers que je porte ici. »

- « Mais vous n’êtes pas un vrai messager ! Vous lisez sans honte leurs missives ! »

- « Plait-il ! Je suis des premier sachez-le, qu’un Hermès avait capé, (si c’est de ça qu’il s’agit) le doigt sur la bouche dont un coin, dit-on, ondule seulement en des paroles perçantes ! » (le messager imita le dieu) « En un geste et en silence ! » Continua-t-il.

- « Ah », fit Oedipe en un souffle bien bas, « le messager des pieux ».

- « Je n’osais le dire. Il en transpire une odeur de sainteté ! »

- « Est-ce un combat qui nécessite une longue allène ? »

- « De la bouche plutôt, et des mains aussi, car il faut échanger lemme par l’épée, vous l’avez compris, afin d’échapper aux pillards d’Isyaque et autres bandits de grand chemin, et même à la sphinx parfois, puisque vous en parliez ! »

Oedipe qui désormais comprenait mieux en quoi ses errances en vain laissait un coin de sa bouche rouge, fronça les sourcils.

- « La sphinx est à Thèbes, voyons ! »

- « Mais non, vous n’y êtes pas ! Vous devriez savoir que la sphinx terre de nombreux secrets, parfois dur mais toujours émouvants. Vous devriez en discuter avec elle. Mais la route est longue, reprenons notre chemin. »

Ce faisant les deux hommes devinrent amis et s’arrêtèrent souvent boire jusqu’à plus soif. Ivres, dans les collines, allant des bas vers les hauts, ils ne virent pas arriver en coin un vieil homme sur une belle charrette.

Les uns ne souhaitant s’incliner en premier devant les autres, ils en vinrent à s’échanger des noms d’oiseaux :

- « Sales rapaces ! » Fit le noble,

- « Espèce de buse ! » Répondit Oedipe. Voyant la parure du noble, il menaça :

- « L’habit dont tu jouis ne m’impressionne pas, toi qui coule sous le bronze » (les pièces de l’époque étaient de cette matière), « rien ne m’empêchera de venir te lacérer le cuir ! »

Ce qu’il fit. C’est ainsi qu’œdipe assassinat Laïos.

Fouillant les affaires du vieux, le messager se rendit compte du drame et comprit la complexe affaire à laquelle il était confronté. Pourtant, on dit que, face à ce régicide, il n’eut d’autres mots que ceux-ci « le fils tue le roi, c’est soigné ! God save the king ! »

 

 

 

 

 

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